Jérome

Jérome
tout peut aller tellement vite!!
si triste de te perdre... toi qui étais si joyeux si gentil si généreux ... (et la liste est longue)
tu es parti si vite bcp trop vite :'( (14.06.09 journée de merde)
tout les bons souvenirs avec toi vont rester
e tu resteras a jamais dans mon coeur

# Posté le samedi 20 juin 2009 09:03

Poussière d'étoile - Tryo

Les idées en place, la tête en l'air
J'observe l'espace, le c½ur à l'envers
Y a du monde là-haut, regarde comme c'est beau
Il ne manque plus que toi et ton sourire dans mon vaisseau

Voyageur dans l'âme, j' pars en vadrouille
Au fil des drames, malgré la trouille
Pas de recette, si je perds la tête
Quand la raison s'enfuie
Et qu'il fait sombre, je me dis

Pas facile de se faire une place sur ce drôle de caillou perdu dans l'espace

Qui peut prétendre savoir ou comprendre
L'enjeu suprême de la vie, l'enfer, le paradis
Tout simplement au fil du temps,
Je vois la vie comme un grand livre qui continue de se poursuivre

Loin des écrits, vole mon esprit
J'irais bien faire une balade tout autour de la galaxie
Poser mon regard sur Véga, Mizar
À bord de ma comète, je vais où je veux quand il fait noir

Pas facile de se faire une place sur ce drôle de caillou perdu dans l'espace
Et qu'on soit du côté pile ou face, c'est toujours le même caillou perdu dans l'espace

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 06:06

Tout était dit - Jean Jacque Goldman

Elle écrit seule à sa table et son café refroidit
Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi
J'avais rendez-vous je crois, j'avais pas le temps
Avec un pape ou peut-être un président
Mais la fille est jolie et les papes sont souvent patients

Elle était là dans son monde, son monde au beau milieu du monde
Loin, ses yeux posés ailleurs, quelque part à l'intérieur
Plongée dans son livre, belle abandonnée
En elle je lis tout ce qu'elle veut cacher

Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Ses moindres facettes, trahie bien mieux que par de longues études
Un pied se balance, une impatience, et c'est plus qu'un long discours
Là, dans l'innocence et l'oubli
Tout était dit

On ne ment qu'avec des mots, des phrases qu'on nous fait apprendre
On se promène en bateau, pleins de pseudo de contrebande
On s'arrange on roule on glose on bienséance
Mieux vaut de beaucoup se fier aux apparences
Aux codes des corps, au langage de nos inconsciences

Muette étrangère, silencieuse bavarde
Presque familière, intime plus je te regarde

Dans chacun de tes gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Même la plus discrète ne peut mentir à tant de solitude
Quand ta main cherche une cigarette c'est comme une confession
Que tu me ferais à ton insu

A ta façon de tourner les pages, moi j'en apprends bien davantage
La moue de ta bouche est un langage, ton regard un témoignage
Tes doigts dans tes cheveux s'attardent, quel explicite message
Dans ton innocence absolue

Et ce léger sourire au coin des lèvres c'est d'une telle indécence
Il est temps de partir, elle se lève, évidente, transparente
Sa façon de marcher dans mon rêve, son parfum qui s'évanouit
Quand elle disparaît de ma vie
Tout était dit
Tout était dit

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 05:43

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 05:58

Rétroviseur - Grand corps malade

J'ai le souvenir tenace, et la mémoire tonique.
De ces temps pas si lointains, de cette époque magique. J'sais pas si c'est normal, on peut trouver ça tragique
Putain j'ai pas 30 ans, et je suis déjà nostalgique.
Nostalgique de cette enfance, un monde casse-cou pas trop casse-couilles
Nostalgique ce cette innocence, un début d'vie sans grosse embrouille
A l'école j'avais d'bonnes notes, mais on peut pas dire qu'jétais très sage Insolent avec les profs, le corps enseignant avait la rage.
C'est vrai qu'jdevais être relou, mais mon attention était réduite.
Et j'osais pas rentrer chez moi, les jours d'avertissement d'conduite.
Avec mes potes on s'cachait dans les chiottes, pour rapper sur un magnéto
On faisait un beat en tapant sur des portes, on était vraiment des mytho
A la cantine c'était pas un repas, c'était carrément un carnage,
Ca gueulait, ça s'insultait, et on s'battait à coups de fromage.
Putain j'envie cette vie ravie que j'revis d'temps en temps.
Quand jme laisse aller, que j'matte dans le rétroviseur du temps...
Et ça y'est jme r'vois déjà dans l'bus qui part en colo
Avec tous mes paquots, avec des types go et mon gros sac à dos
Jsais pas comment on a fait pour passer tant de temps à rire,
Y'a peut-être aussi qu'à cette époque, c'est vrai je pouvais courir.
Mais t'inquiète je suis pas là pour pleurer, juste revivre avec vous,
La joie des premiers re-soi, l'émotion des premiers rendez vous.
D'ailleurs ça m'rappelle cette meuf, jcrois qu'elle s'appelait Gaëlle
C'était en rentrant d'une teuf, j'lui dois mon premier roulage de pèle.
J'revois aussi ces parties de foot, où on jouait pendant des heures
On rentrait chez nous que quand il faisait nuit et ça j'te jure c'était le bonheur.
C'était les années où dans mon walkman, y'avait tout le temps authentique.
Premier album des NTM dont j'étais vraiment fanatique.
C'est vrai que j'ai le souvenir tenace, la mémoire tonique
De ces temps pas si lointains, de cette époque magique
J'sais pas si c'est normal, on peut trouver ça tragique
Putain j'ai pas 30 ans, et je suis déjà nostalgique.
Nostalgique de cette adolescence,Des années consacrées au sport.
Nostalgique de cette ambiance, plus on est fou plus on est fort.
Avec mon équipe de basket, on allait monter en Nationale,
et on a perdu le titre lors d'une énième bagarre générale.
Jordan était notre idole, notre modèle, notre moteur.
Et on travaillait notre détente pour défier les lois de la pesanteur
C'est génial ces petits détails auxquels j'repense avec envie,
Ces p'tits bouts d'innocence qui m'sourient dans l'rétroviseur de la vie.
C'est vrai qu'jétais sportif, et plein d'fois j'ai prouvé ma valeur car jme suis fait jamais serré quand jme faisais courser par les contrôleurs.
Cette époque j'passais la moitié d'ma vie dans les transports et les jours de grève, croyez moi ça aussi c'était du sport.
J'étais pas trop bagarreur, sauf quand j'savais qu'jallais gagner.
Contre un ptit vieux, ou une ptite s½ur ; peu de chance de m'faire aligner.
La belle époque des p'tites magouilles, des crises de rire toute la journée.
J'ai des souvenirs par packs de 12, construits au fil des années
C'est un truc de fou, toutes ces images qui reviennent en force
Et qui font que tu n'y peux rien, ton c½ur se serre au fond d'ton torse.
Y'a des trucs qui m'manquent, que j'retrouverais pas, c'est sûr
Car on les vit que quand on est inconscients innocents et purs.
Y'a des moments un peu sombres, des journées sans lumière,
Où j'me dis que le meilleur est peut-être déjà derrière.
Pourtant je suis bien dans mes pompes et j'ai confiance en l'avenir.
Y'a quelque chose que je dois avouer, que je suis obligé d'vous dire j'ai le souvenir tenace, la mémoire tonique
De ces temps pas si lointains, de cette époque magique
J'sais pas si c'est normal, on peut trouver ça tragique
Putain j'ai pas 30 ans, et je suis déjà nostalgique.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 09:51

Jean Jacques Goldman - Je ne vous parlerai pas d'elle

je vous dirai ma vie dans son nu le plus blême
Dans les matins pâlis ou plus rien ne protège
Je vous dirai mes cris jusqu'aux plus imbéciles
Je vous livrerai tout jusqu'au bout de mes cils

Tous mes gestes promis tout ce que je pense
De mes coups de colère à mes coups de romance
En toute complaisance en toute impudeur
Compte rendu fidèle de toutes mes heures

J"avouerai tous les trucs interdite les méthodes
Je vous dirai les clés vous livrerai les codes
Les secrets inconnus à lire entre les lignes
Les talismans perdus les chiffres et les signes

Mes arrières pensées avec inconscience
Mes goûts et mes dégoûts et tous mes coups de chance
Même sans intérêt même un peu faciles
Mes fantasmes enterrés mes idées les plus viles

Mais je ne vous parlerai pas d'elle
Je ne vous parlerai pas d'elle
Elle est à côté de moi quand je me réveille
Elle a sûrement un contrat avec mon sommeil

Je ne vous parlerai pas d'elle
Elle est mon sol, elle est mon ciel
Elle est là même où mes pas ne me guident pas
Et quand je ne suis pas là, elle met mes pyjamas

Elle est plus que ma vie, elle est bien mieux que moi
Elle est ce qui me reste quand je ne fais pas le poids
Je ne vous parlerai pas d'elle

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 13:24